Préparation de la Séance du 13 novembre - Réalisation d’un panel de cadres
November 2, 2007 – 8:30 pmEn préparation de la séance du 13 novembre 2007 Ulipo a réalisé une mini-étude qualitative sur le positionnement des cadres en entreprise. Cette étude est le fruit d’une réunion de six cadres de différents horizons qui ont échangé pendant trois heures dans une salle gracieusement prêtée par la société Infogestion au 66 rue de Provence dans le 9ème arrondissement de Paris.
Le cadre en entreprise
Ce premier axe d’étude laisse entrevoir une contradiction entre l’image (statut) et la mission « officielle » d’un côté et la réalité faite de pression et de frustration de l’autre côté.
Les sources de plaisir
Quelques verbatims
- “Aspirer” vers le haut : autonomiser, déléguer, organiser.
- Apprendre aux autres et des autres.
- Mettre en relation des personnes différentes et les faire travailler ensemble.
- Etablir des liens avec les personnes avec qui je travaille.
- Travailler sur des gros projets.
- Prendre du temps sur des problèmes pour en trouver le sens.
- Une certaine liberté.
- Se marrer.
- Etre reconnu.
Sans sous-estimer les avantages matériels qui sont toujours les bienvenus, liberté, responsabilité des personnes et des projets, enrichissement personnel pour soi et pour les autres, richesse des liens apparaissent comme les sources de plaisir les plus vivifiantes dans l’entreprise…et bien sûr la reconnaissance fait l’unanimité comme carburant incontournable de la motivation.
Les sources de déplaisir
Quelques verbatims
- “Digéré ou rechraché”.
- Entrer dans le costume : accepter les codes.
- Conformisme de l’entreprise -> dictature.
- La pusillanimité des collègues.
- Le respect des tabous.
- Ne pas dire pour ne pas heurter : on devient un vrai légume.
- Décalage entre communication et pratiques.
- Décisions d’autorité
- Manque de reconnaissance
Dans ce chapitre émergent clairement quelques sources de frustration pour les cadres :
- le décalage entre bésoin de liberté et conformisme exaspéré,
- le décalage entre bésion de responsabilité respect des tabous,
- le manque de reconnaissance plus ou moins fort en fonction de la culture spécifique…
S’agit-il de quelque chose d’intrinsèque à l’entreprise ou bien s’agit-il d’un conformisme social que l’on retrouve mécaniquement en entreprise ? Ou encore s’agit-il d’un phénomène social amplifié par la structure de l’entreprise ?
Si l’entreprise était un paysage
On a demandé aux participants d’imaginer un paysage qui correspond à leur entreprise.
- L’Islande : pour sa variété et son imprévisibilité.
- Une grande maison ouverte comme celle d’Epicure.
- New York : pour ses contradictions. Toutes les rues sont bien d’équerre mais Broadway traverse en diagonale et casse l’ordre. Plein de gratte-ciels qui voisinent des petits squares verdoyants.
- Beyrouth : la richesse, la destruction et la renaissance perpétuelle.
- Un clapier : des cases de tailles différentes, les lapins sont transférés de l’une à l’autre au fur et à mesure qu’il croissent.
- Un refuge de montagne un peu défraîchi à côté d’un lac.
La notion de richesse et de variété et d’imprévisibilité est présente dans les premières quatre images. ans le clapier il y a toujours la notion de multiplicité mais liée à l’enfermement où rien n’est laissé au hasard. Dans le refuge, peut-être, on perçoit une note de solitude qui reviendra par la suite.
Si le cadre était un animal
On a ensuite demandé aux participants de s’identifier à un animal quand ils sont dans leur entreprise
- Un hamster : qui tourne dans sa roue.
- Un castor : bâtisseur infatigable.
- Un saumon : il sait où il veut aller.
- Un ours : brave bête mais un peu rébarbative.
- Un loup : solidaire avec sa meute.
- Un mustang : libre dans la prairie.
Beaucoup de solitude. Bien que le castor vive en société on le voit ici dans son activité solitaire de bâtisseur.
Atypique le mustang, libre tant qu’il n’est pas dompté : ça tient beaucoup à l’atypicité de l’entreprise de la personne qui s’y est identifié.








