Séance du 13 novembre 2007 - Les cadres en entreprise: Débat
November 13, 2007 – 11:12 pmAprès l’intervention de Jean-Marc Le Gall nous nous sommes répartis en petits groupes et nous avons organisé les débats autour des quatre questions suivantes : Qu’est-ce que j’ai découvert ? Qu’est-ce qui m’a surpris ? Quelles questions je me pose ? Autres considérations. Voici la restitution faite par chacun de leurs animateurs.
Marc :
Ce que l’on a découvert, c’est que la situation est dramatique. Demain sera pire, mais jusqu’où ? On a l’impression d’un discours déjà entendu : bouger ou mourir. Ce qui nous a surpris c’est le refus d’assumer le management par certains cadres. Nous nous sommes demandés s’il n’y avait pas d’autres modèles que les modèles occidentaux. Pourquoi en France, le patron est si institutionnalise et en quoi cela peut-il créer un blocage au sein de l’entreprise ? Comment se positionnent les managers ailleurs ? Pourquoi ne pas avoir parlé de petites entreprises ? Il nous a également semblé important de noter que les aspects psychologiques et sociologiques ne sont pas pris en compte au sein de l’entreprise, ce qui la rend comme une jungle ou il est difficile de se positionner et de s’affirmer. Finalement, n’est-ce pas bien plus général ? Cela ne touche-t-il pas la société dans tous ses domaines, dans la vie de tous les jours ? On a ressenti un manque de données pour étayer les affirmations. Pourquoi ce système français ? D’où vient-il ? Globalisation et délocalisation : tout est délocalisable ? Quid des services de proximité ?
Antoine :
Quid des managers des petites entreprises ? Quels sont leur poids et leur réalité ? La difficulté à être manager est-elle une particularité française ou dramatiser est-ce une spécialité française ? Aujourd’hui, n’importe qui est remplaçable, la disparition de “la logique de l’honneur” ne pourrait-elle pas venir de là ? La globalisation est devant nous certes, mais ne pourrions pas faire ensemble aujourd’hui pour concevoir une limite à cette accélération dans laquelle nous sommes pris ? Relocaliser la production par exemple. Y- aurait-il un effet de balancier ? D’autre part, quel est le positionnement d’”Entreprise et Personnel” ? Et qui finance cette association ? Pourrait-on envisager un ralentissement volontaire plutôt qu’une accélération accrue ?
Corentin :
Ce que nous avons découvert, c’est que la réalité de la rapidité de l’évolution est encore devant nous. Ce qui nous a surpris c’est l’absence de corps intermédiaires. C’est une notion tellement banalisée en France que l’on ne sait même plus ce que cela signifie. En même temps nous ne savons plus qui sont ils et nous avons néanmoins qu’ils sont là quelque part. L’absence de confrontation et d’expression dans l’entreprise, peut-être due à l’absence de corps intermédiaires ? Nous nous sommes demandés s’il existe des limites à cette rapidité - évolution - globalisation. Un cadre aujourd’hui n’appartient plus à une entreprise mais plus au projet auquel il contribue. Le projet devient entreprise. L’identité de l’entreprise deviendrait alors l’identité d’un projet. Est-ce que l’on peut imaginer en France, une confrontation qui aboutisse à un compromis. Est-ce que l’on pourrait envisager des nouveaux modes d’organisation et de management ? On n’a pas entendu de propositions de nouveaux modes d’organisation, qui intégrerait la nouvelle attitude vis-à-vis de l’entreprise : « un deal équitable ici et maintenant ? »








